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Les
comptes rendus des réunions de la Branche du Chêne de la Loire (42) |
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Réunion du CHÊNE42 le 12 décembre 2009, à Saint- Etienne, à La Brasserie Dorian. LE CHÊNE 42 a participé ce weekend au Grand Atelier du Chêne sur l’Unité Nationale qui s’est déroulé dans de nombreux départements.
Dans La Loire, une vingtaine de personnes se sont retrouvées à 15 heures au Dorian pour un café débat. Toutes les générations étaient
représentées : du lycéen au retraité, en
passant par la ménagère et mère de famille. Monique Broué, Chargée de Mission départementale du Chêne42, a ouvert le débat en lisant les fondements de l’identité française de la Constitution de 1958 , l’article 1 et 3 du même préambule. Ensuite la parole a été donnée aux participants qui ont librement fait part de leurs opinions sur différents aspects de ce sujet. L’ensemble de l’assistance a reconnu qu’un manque de respect de l’Identité Nationale Française avait vu le jour, il y a déjà longtemps et que personne n’avait agi, pratiquant la politique de l’autruche. Ces débordements comme siffler La Marseillaise, brûler des drapeaux français… devenaient monnaie courante.. Ainsi semblait-il très juste que l’Etat Français pose ce vaste débat sur l’Identité Française ou L’Unité Nationale selon le CHÊNE. La définition que la
réunion a fini par donner à la fin du débat est : «
L’unité Nationale est la conscience et la volonté d’appartenir à une collectivité
qui assume un passé commun, respecte les mêmes règles pour vivre ensemble et
qui désire ensemble un avenir commun. » Pour en arriver à cette affirmation, plusieurs réflexions ont été faites : - Le regret du laxisme pour les non respectueux de l’Etat Français ( prévoir des sanctions et surtout les appliquer). - Revoir les conditions d’obtention de la Nationalité Française (parler, lire et un peu écrire le français ; avoir une connaissance de l’Histoire des Français et de ses règles de vie). - Une création d’une cérémonie solennelle pour l’obtention de la Nationalité Française avec serment sur le drapeau français et la Constitution, - Des cours d’instruction civique donnés dans les établissements scolaires par des magistrats - Des épreuves valorisées au Brevet des Collèges et au Baccalauréat. LE CHÊNE42 ***************************************************************** 03 décembre 2009 : 6ème
réunion du Chêne 42 à Feurs La 6
ème réunion du Chêne42 a eu lieu ce 3 décembre 2009 à Feurs à La Maison Commune à partir de 19 heures avec une centaine de
participants. Aprés avoir excusé le Sénateur
Bernard Fournier et le Député, Yves Nicolin, retenus par des obligations, Monique Broué, Chargée de Mission
Départementale, a présenté le
Chêne42
puis Françoise
Grossetête, Député
Européen, et Jean-Pierre Taite, Maire de Feurs. Françoise Grossetête a animé le
débat qui avait pour sujet "
La Région: collectivité territoriale "dont les prochaines élections auront lieu en
mars 2009 Elle a été désignée Tête
de Liste
par les Autorités Parisiennes pour conduire la Liste UMP de la
Région Rhône-Alpes; elle est très
connue dans ce territoire qui fait partie de sa circonscription
européenne pour laquelle
elle vient d'être réélue avec quatre
autres députés(
le 2ème score de France ). Elle a
présenté à son tour les Têtes de Liste des 8
départements de la région. Confortée par son élection aux
Européennes, elle
a mission de mettre en avant des nouveaux talents, pour
présenter une liste rajeunie et moderne. "C'est un défi à relever" dit-elle. Elle
a insisté que "
l'UMP doit à tout prix préserver l'union si la droite veut réellement
reconquérir La Région". Le
Président de l'UMP souhaite une campagne courte et déterminée.
C'est un engagement du Président de la République à respecter. Les 8 listes de la
Région Rhône-Alpes regroupant toute
la Majorité Présidentielle seront connues fin
janvier. Quant aux
sondages qui lui sont favorables au premier tour mais défavorables au
deuxième ,ils ne la touchent pas. Elle rappelle qu'elle avait été donnée
perdante pour les Européennes!!... Elle base sa campagne sur 4 points: économie, développement, recherche, université. Elle a expliqué que la Gauche était bloquée par les écologistes idéologues et qu'elle menait une politique
clientéliste. Surtout elle
a révélé la mauvaise gestion de fonctionnement et d'investissement de
la Région par la Gauche. Françoise Grossetête a expliqué la réforme des collectivités territoriales qui a pour conséquence un
mandat ramené à 4 ans au lieu de 6 ans.
Cette réforme vise à simplifier les administrations françaises, à faire
des économies puisque les
élus et le personnel de La Région
et du Département sera réduit de moitié ( 3000 personnes au lieu de 6000). Elle a développé ses projets : -
Engagement de la Majorité Présidentielle à ne
pas augmenter les impôts, à privilégier
l'intérêt général
du Territoire Rhône -Alpin et non l'étiquette politique. -
Investissement dans une
économie pérenne. -
Devenir la plus grande région
de France au
service de ses habitants. -
Faire La Métropole Lyonnaise sans oublier les
autres territoires
de la région. Ensuite Françoise Grossetête a répondu
aux questions posées par la salle: - Suppression
de la taxe professionnelle qui
est une bonne chose et qui sera remplacée par la Contribution Territoriale (
50% de la T.P), un impôt foncier et un transfert de taxes de l'État vers les
Collectivités Territoriales. - Cumul
des mandats
: Françoise Grossetête a répondu
en précisant qu' elle venait de
démissionner
de son poste de Conseiller Municipal de l'opposition à Saint-Etienne (alors que rien ne l'y obligeait ) et son mandat
européen renforce ses compétences régionales. Région, Europe sont complémentaires. - Composition des listes : elles
doivent obligatoirement être un tremplin pour une
nouvelle génération
politique. Tous les convives se sont
retrouvés autour d'un repas campagnard
où ils ont échangé avec Françoise Grossetête et ils se sont séparés bien
après minuit. Monique Broué ******************************************************************************************************************* 02 octobre 2009 : 5ème
réunion du CHENE 42, à Saint-Etienne
La réunion débute à 19 h 30. Le
thème en est « Les
Élections Régionales », la
soirée est animée par Françoise GROSSETÊTE, Députée Européen,
assistée par
Monique Broué, Chargée de mission départementale de la Loire.
Le début de l’intervention de Madame Grossetête, à laquelle assistent 55
personnes, porte sur des considérations générales concernant le
fonctionnement de la Région et sur la future réforme des collectivités territoriales.
Elle répond à des questions que certains participants ont déposées dans une
boîte dès leur arrivée. Elle dresse une synthèse de la gestion actuelle de La
Région Rhône-Alpes. Sa vision n’est pas très réjouissante pour les
grandes villes de Rhône-Alpes. Si la grande métropole, Lyon-Saint-Etienne se place dans les dix
premiers rangs européens, Lyon n’occupe
pas la place qui devrait être la sienne en Europe. Elle est dépassée par de
nombreuses villes européennnes. C’est plus grave pour nous, ligériens, Saint-Etienne
semble être abandonnée au profit de
Grenoble.
La gestion désastreuse de la Région empêche le développement de nos
entreprises. Trop de PME sont en difficulté : les dépenses non-maîtrisées de la Région
freinent l’investissement, l’innovation et la recherche.
Des économies sont donc indispensables et urgentes à réaliser. Depuis 2004, la
fiscalité de la Région Rhône-Alpes a augmenté de 179 millions d’euros. Les 30% de la dette de la Région
Rhône-Alpes sont consacrés au fonctionnement ; ce qui
empêche toute économie et freine la réalisation des grands projets.
Les réformes à envisager sont nombreuses. Il serait notamment
judicieux de s’intéresser au développement durable, surtout
dans le domaine énergétique.
Cette action ne concerne pas seulement les entreprises et le secteur
économique mais aussi les établissements scolaires, tous les lycées rhône-alpins ont
besoin de subsides pour réaliser d’importantes améliorations énergétiques, sans
privilégier ceux du public comme le fait l’exécutif régional actuel. Toutes
les forces éducatives sont nécessaires pour promouvoir et développer le
territoire Rhône-Alpes.
Françoise Grossetête explique alors les conséquences de la réforme des
Collectivités Territoriales : la prochaine mandature de ce
Conseil Régional ne durera que 4 ans, puisque la réforme sera applicable à
partir de 2014. Elle aura également la responsabilité de diminuer le
nombre des élus et des personnes employées au Conseil Général et au Conseil
Régional,
lorsqu’il y a des activités en doublon. Ainsi certaines intercommunalités
seront regroupées. On peut espérer d’importantes économies ( ce qui
permettra de financer des chantiers prioritaires et nécessaires comme dans
les transports, les communications), mais aussi une plus grande efficacité dans la
conduite des réalisations : on imagine que moins de strates
permettront un travail plus efficace et moins dilué.
Enfin elle explique qu’elle a été nommée
Chef de liste pour la Région Rhône-Alpes par les responsables
parisiens de l’UMP. Son brillant succès aux Élections Européennes, avec 5 députés
élus (le 2ème score de France), permet de penser que son
équipe pour les Régionales est susceptible de remporter la victoire en
Rhône-Alpes. Elle est connue et appréciée dans tout le quart sud-est de la
France, jusqu’à la Corse. Elle prévient que ce sera un combat difficile, mais
que c’est un défi à relever, qui est possible si la Droite sait rester unie derrière son
Chef de liste. Un deuxième échange commence alors avec deux
questions orales :
La 1ère question concerne l’A45. La réponse de Mme Grossetête
est claire : l’A45 est une nécessité absolue pour les entreprises de
la Loire. Il en va même de la survie de certaines d’entre elles. Or la
Région a un rôle déterminant dans la réussite de ce projet.
Malheureusement, beaucoup de blocages subsistent encore. Pourtant on sait de nos
jours construire des autoroutes respectueuses de l’environnement.
Françoise Grossetête a déjà travaillé sur un projet semblable, une autoroute
respectueuse de l’environnement. Mais
pour Mme Grossette, il faut également réaliser une
liaison ferroviaire directe, donc très rapide, entre
Saint-Etienne et l’aéroport Saint-Exupéry, si nous voulons vraiment
que toute la Région Rhône-Alpes soit considérée comme un territoire
économique sérieux au niveau européen.
La 2ème
question porte sur le manque d’intérêt que la Région Rhône-Alpes porte à l’industrie et à la recherche. Avec la nouvelle décentralisation qui
s’est réalisée depuis 2004, les Conseils Régionaux ont maintenant des pouvoirs
étendus qui sont déterminants pour le développement et le rayonnement
d’un territoire. La réunion s’est achevée à 21 heures 30
par le rappel que les élections régionales vont être difficiles. La chance de l’emporter doit être jouée à
fond. Il est essentiel que tout le
monde s’engage dans ce sens. C’est la seule voie de succès possible. 35 personnes
se sont retrouvées autour de Françoise Grossetête pour partager un repas qui a clos la soirée tard, aux
alentours de minuit.
Tout le monde s’est promis de se retrouver à la prochaine
soirée-débat. Gilbert Hachon
18 juin
2009 : 4 ème réunion du CHÊNE 42, à Saint-Etienne La réunion a débuté à 19h 30 devant une assemblée de 28
personnes. Le thème est à propos de la
culture, de la communication et du marketing. La soirée
est animée par monsieur Olivier BARBE, ex-directeur de la communication de
l’Opéra-Théâtre de Saint-Etienne I ) Le début de son exposé nous livre les chiffres concernant
La Culture en Europe et en France. Ainsi
apprend-on que 3 millions d’Européens travaillent
dans le domaine de La Culture. C’est donc une partie importante de l’économie
européenne. En France, La Culture est tout aussi présente :
elle est 2,6% à 3% du PIB national, 460000
personnes travaillent pour elle. Quand on sait que l’agriculture emploie 451 000 personnes, on réalise alors
l’importance de La Culture dans
notre société. II ) Il faut
savoir également que La Culture en France est bénéficiaire, surtout en ce
qui concerne les exportations de
films, de livres par exemple. Son
budget s’élève à 2 700 Millions
d’euros. C’est un peu moins de 1% du budget de l’Etat. Les grandes villes françaises (+ de
100 000 habitants) y consacrent
4 500 Millions d’euros ; ce
qui est considérable si l’on compare à d’autres pays. Les départements
sont tout aussi généreux avec 1 300
Millions d’euros. Les régions, elles sont un peu en retrait avec 850 Millions
d’euros. III ) La Culture occupe une place très importante
également dans les foyers. Ainsi, les
ménages français lui consacrent
–ils , en moyenne, 6% de leur budget annuel. C’est plus
que pour l’habillement et les télécommunications. La France ne
pouvait évidemment pas échapper à sa vocation culturelle ; ne serait-ce
qu’en raison de son patrimoine et de son passé historique sans égal. La
conséquence la plus visible est le nombre considérable de touristes qui
viennent en France chaque année. Elle est la première destination touristique au monde. Il faut savoir que 60 à 65% de
ces devises entrantes
sont redistribuées sous forme de salaires. On peut affirmer que La Culture est rentable. En effet, pour 1 euro investi, le retour est de 1,17
euros. D’ailleurs, en Europe, elle est en train de dépasser le
secteur automobile en terme économique. IV ) C’est André
Malraux qui donne un véritable essor à La Culture, en créant dès 1958, sous la
Présidence du Général de Gaulle, Le Ministère des Affaires Culturelles. On assiste,
dès lors, à l’apparition de nouveaux équipements culturels : cinémas,
théâtres, salles de spectacles, maison de jeunes, etc…Et surtout, le mode de
financement public que nous connaissons aujourd’hui, est consolidé. C’est une
façon d’ouvrir La Culture à tous. Mais La Culture
coûte très cher, et de plus en plus cher. D’où un dilemme est
apparu au fil des années : - soit l’Etat maintient son financement, - soit il se désengage peu à peu, imité par
d’autres partenaires (département, région…) La
fameuse loi de monsieur BAUMOL qui se divise en deux secteurs, nous fait comprendre le
problème : -
Le secteur
progressif : il se caractérise par l’innovation, des
investissements lourds, des salaires élevés. On y classerait plutôt les
entreprises, par exemple. -
Le secteur
archaïque : il se distingue par un fort contingent humain, peu d’innovations,
des investissements quasi inexistants, des petits salaires et pas de gains de
production. De toute évidence, ce secteur est celui de La Culture. Un orchestre aura toujours besoin du même nombre de
musiciens suivant le choix de l’œuvre. -
V )
Le marketing, concept américain par
excellence, avec comme pionnier
« FORD » et « COCA-COLA », est aussi utilisé. Un
spectacle culturel doit être vendu de la même façon que tout autre produit. Qu’est-ce que le marketing ? C’est l’art de présenter un produit, de le vendre au juste prix,
d’optimiser sa distribution et surtout de bien communiquer à son sujet. La définition la plus simple du
marketing : analyser les
besoins et pour les satisfaire, créer et inventer des moyens. Au XIX ème siècle, les affiches de
Toulouse-Lautrec vantant les cabarets parisiens, étaient déjà du marketing. Ce sont les années 60 qui inaugurent réellement le
marketing moderne. VI
) Mais La Culture reste surtout une affaire de goût. On sait très bien que
tout se joue pendant son jeune âge. Il faut
avoir été sensibilisé très tôt à La Culture. On découvre rarement
les domaines culturels, âgé. C’est pourquoi rendre gratuit certains
musées ou offrir des places de spectacles « low-cost » n’amènent
pas forcément plus de spectateurs. Les chiffres suivants sont éloquents et
illustrent parfaitement ce propos : Cette
année : -
5% des Français
iront à l’opéra -
26% des
Français iront à un concert -
17% des
Français iront au théâtre -
39% des
Français iront à une exposition. Les jeunes sont peut-être les plus
concernés. Les moins de 25 ans passent plus de temps devant internet que
devant la télévision En conclusion, il faut avoir à l’esprit
que La Culture coûtera de plus en plus cher à la collectivité. Le mécénat reste la solution de financement la plus
séduisante, mais le tissu économique et industriel français s’y prête mal,
avec sa majorité de PME-PMI. Aux
Etats-Unis, à l’inverse, le mécénat est rendu plus facile avec des géants
industriels ou financiers qui y consacrent beaucoup d’argent. L’autre solution, bien acceptée par
l’opinion publique, serait de taxer
les entreprises de télécommunications et les fournisseurs d’accès à
internet. De toute façon, un choix
devra être fait rapidement car nous approchons inexorablement du point de
rupture. La réunion s’est achevée à 21h 30. 17
personnes ont continué la discussion, de manière très conviviale, autour d’un repas qui s’est achevé très
tard et qui a clos cette première année du CHENE 42. Nous vous donnons rendez-vous après les
vacances en octobre. A tous BONNES
VACANCES ! Gilbert Hachon.
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