Les comptes rendus des réunions de la Branche du Chêne de la Loire (42)

Réunion du CHÊNE42 le 12 décembre 2009,  à Saint- Etienne,  à La Brasserie Dorian.

 

 

 

 

 

                      LE CHÊNE 42 a participé ce weekend au Grand Atelier du Chêne sur l’Unité Nationale qui s’est déroulé dans de nombreux départements.

 

            Dans La Loire, une vingtaine de personnes se sont retrouvées à 15 heures au Dorian pour un café débat.

           Toutes les générations étaient représentées : du lycéen au retraité, en passant par la ménagère et mère de famille.

     Monique Broué, Chargée de Mission départementale du Chêne42, a ouvert le débat en lisant les fondements de l’identité française de la Constitution de 1958 , l’article 1 et 3 du même préambule.

     Ensuite la parole a été donnée aux participants qui ont librement fait part de leurs opinions sur différents aspects de ce sujet.

     L’ensemble de l’assistance a  reconnu qu’un manque de respect de l’Identité Nationale Française avait vu le jour, il y a déjà longtemps et que personne n’avait agi, pratiquant la politique de l’autruche. Ces débordements comme siffler La Marseillaise, brûler des drapeaux français… devenaient monnaie courante..

 Ainsi  semblait-il très juste que l’Etat Français pose ce vaste débat sur l’Identité Française ou L’Unité Nationale selon le CHÊNE.

 

                La définition que la réunion a fini par donner à la fin du débat est : 

«  L’unité Nationale est la conscience et la volonté d’appartenir à une collectivité qui assume un passé commun, respecte les mêmes règles pour vivre ensemble et qui désire ensemble un avenir commun. »

 

              Pour en arriver à cette affirmation, plusieurs réflexions ont été faites :

      -   Le regret du laxisme pour les non respectueux de l’Etat Français ( prévoir des sanctions et surtout les appliquer).

      -  Revoir les conditions d’obtention de la Nationalité Française (parler, lire et un peu écrire le français ; avoir une connaissance de l’Histoire des Français et de ses règles de vie).

      -  Une création d’une cérémonie solennelle pour l’obtention de la Nationalité Française avec serment sur le drapeau français et la Constitution,

      -  Des cours d’instruction civique donnés dans les établissements scolaires par des magistrats

      -  Des épreuves valorisées au Brevet des Collèges et au Baccalauréat.

 

                                                   LE CHÊNE42

 

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 03 décembre 2009 : 6ème réunion du Chêne 42 à Feurs

 

       

 

 

   

        La 6 ème réunion du Chêne42  a eu lieu ce 3 décembre 2009 à Feurs à La Maison Commune  à partir de 19 heures avec une centaine de participants.

  

        Aprés avoir excusé le Sénateur Bernard Fournier et le Député, Yves Nicolin, retenus par des obligations, Monique Broué, Chargée de Mission Départementale,   a présenté  le Chêne42 puis Françoise Grossetête, Député Européen, et Jean-Pierre Taite, Maire de Feurs.

           Françoise Grossetête a animé le débat qui avait pour sujet " La Région: collectivité territoriale "dont les prochaines élections auront lieu en mars 2009

 

          Elle a été désignée Tête de Liste par les Autorités Parisiennes pour conduire la Liste UMP de la Région Rhône-Alpes; elle est très connue dans ce territoire qui fait partie de sa circonscription européenne pour laquelle elle vient d'être réélue avec quatre autres députés( le 2ème score de France ). Elle a présenté à son tour les Têtes de Liste des 8  départements de la région.

           Confortée par son élection aux Européennes, elle a  mission de mettre en avant des nouveaux talents, pour présenter une liste rajeunie et moderne. "C'est un défi à relever" dit-elle. Elle a insisté que " l'UMP doit à tout prix préserver l'union si la droite veut réellement reconquérir La Région". Le Président de l'UMP  souhaite une campagne courte et déterminée. C'est un engagement du Président de la République à respecter.

            Les 8 listes de la Région Rhône-Alpes  regroupant toute la Majorité Présidentielle  seront connues fin janvier. Quant aux sondages qui lui sont favorables au premier tour mais défavorables au deuxième ,ils ne la touchent pas. Elle rappelle qu'elle avait été donnée perdante pour les Européennes!!...

            Elle base sa campagne sur 4 points: économie, développement, recherche, université.

 

           Elle a expliqué que la Gauche était bloquée par les écologistes idéologues et qu'elle menait une politique clientéliste. Surtout elle a révélé la mauvaise gestion de fonctionnement et d'investissement de la Région par la Gauche.

 

            Françoise Grossetête a expliqué la réforme des collectivités territoriales qui a pour conséquence un mandat ramené à 4 ans au lieu de 6 ans. Cette réforme vise à simplifier les administrations françaises, à faire des économies puisque les élus et le personnel de La Région et du Département sera réduit de moitié ( 3000 personnes au lieu de 6000).

          

             Elle a développé ses projets :

   -  Engagement de la Majorité Présidentielle à ne pas augmenter les impôts, à privilégier l'intérêt général du Territoire Rhône -Alpin et non l'étiquette politique.

   -  Investissement dans une économie pérenne.

   -  Devenir la plus grande région de France au service de ses habitants.

   -  Faire La Métropole Lyonnaise sans oublier les autres territoires de la région.

 

    Ensuite Françoise Grossetête a répondu aux questions posées par la salle:

  

   -  Suppression de la taxe professionnelle qui est une bonne chose et qui sera remplacée par la Contribution Territoriale ( 50% de la T.P), un impôt foncier et un transfert de taxes de l'État vers les Collectivités Territoriales.

   -  Cumul des mandats : Françoise Grossetête a répondu en précisant qu' elle venait de démissionner de son poste de Conseiller Municipal de l'opposition  à Saint-Etienne (alors que rien ne l'y obligeait ) et son mandat européen renforce ses compétences régionales.  Région, Europe sont complémentaires.

   -  Composition des listes : elles doivent obligatoirement être un tremplin pour une nouvelle génération politique.

          

            Tous  les convives se sont retrouvés autour d'un repas campagnard où ils ont échangé avec Françoise Grossetête et ils se sont séparés bien après minuit.

 

 

                   Monique Broué

 

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02 octobre 2009 : 5ème réunion du CHENE 42, à Saint-Etienne

 

 

        La réunion  débute à 19 h 30. Le thème en est  « Les Élections  Régionales », la soirée est animée par Françoise GROSSETÊTE, Députée Européen, assistée par Monique Broué, Chargée de mission départementale de la  Loire.

 

       Le début de l’intervention de Madame Grossetête, à laquelle assistent 55 personnes, porte sur des considérations générales concernant le fonctionnement de la Région et sur la future réforme des collectivités territoriales. Elle répond à des questions que certains participants ont déposées dans une boîte dès leur arrivée.

 

     Elle dresse une synthèse de la gestion actuelle de La Région Rhône-Alpes. Sa vision n’est pas très réjouissante pour les grandes villes de Rhône-Alpes. Si la grande métropole, Lyon-Saint-Etienne se place dans les dix premiers rangs européens, Lyon  n’occupe pas la place qui devrait être la sienne en Europe. Elle est dépassée par de nombreuses villes européennnes. C’est plus grave pour nous, ligériens, Saint-Etienne semble être abandonnée au profit de  Grenoble.

 

    La gestion désastreuse de la Région empêche le développement de nos entreprises. Trop de PME sont en difficulté : les dépenses non-maîtrisées de la Région freinent l’investissement, l’innovation et la recherche.

    Des économies sont donc indispensables et urgentes à réaliser. Depuis 2004, la fiscalité de la Région Rhône-Alpes a augmenté de 179 millions d’euros.   Les 30% de la dette de la Région Rhône-Alpes sont consacrés au fonctionnement ; ce qui empêche toute économie et freine la réalisation des grands projets.

 

     Les réformes à envisager sont nombreuses. Il serait notamment judicieux de s’intéresser au développement durable, surtout dans le  domaine énergétique. Cette action ne concerne pas seulement les entreprises et le secteur économique mais aussi les établissements scolaires, tous les lycées rhône-alpins ont besoin de subsides pour réaliser d’importantes améliorations énergétiques, sans privilégier ceux du public comme le fait l’exécutif régional actuel. Toutes les forces éducatives sont nécessaires pour promouvoir et développer le territoire Rhône-Alpes.

 

    Françoise Grossetête explique alors les conséquences de la réforme des Collectivités Territoriales : la prochaine mandature de ce Conseil Régional ne durera que 4 ans, puisque la réforme sera applicable à partir de 2014. Elle aura également la responsabilité de diminuer le nombre des élus et des personnes employées au Conseil Général et au Conseil Régional, lorsqu’il y a des activités en doublon. Ainsi certaines intercommunalités seront regroupées. On peut espérer d’importantes économies ( ce qui permettra de financer des chantiers prioritaires et nécessaires comme dans les transports, les communications), mais aussi une plus grande efficacité dans la conduite des réalisations : on imagine que moins de strates permettront un travail plus efficace et moins dilué.

 

   Enfin  elle explique qu’elle a été nommée Chef de liste pour la Région Rhône-Alpes par les responsables parisiens de l’UMP. Son brillant succès aux Élections Européennes, avec 5 députés élus (le 2ème score de France), permet de penser que son équipe pour les Régionales est susceptible de remporter la victoire en Rhône-Alpes. Elle est connue et appréciée dans tout le quart sud-est de la France, jusqu’à la Corse. Elle prévient que ce sera un combat difficile, mais que c’est un défi à relever, qui est possible si la Droite sait rester unie derrière son Chef de liste.

       Un deuxième  échange commence alors avec deux questions orales :

 

         La 1ère question concerne l’A45. La réponse de Mme Grossetête est claire : l’A45 est une nécessité absolue pour les entreprises de la Loire. Il en va même de la survie de certaines d’entre elles. Or la Région a un rôle déterminant dans la réussite de ce projet.

      Malheureusement, beaucoup de blocages subsistent encore. Pourtant on sait de nos jours construire des autoroutes respectueuses de l’environnement. Françoise Grossetête a déjà travaillé sur un projet semblable, une autoroute respectueuse de l’environnement.  Mais pour Mme Grossette, il faut  également réaliser une liaison ferroviaire directe, donc très rapide, entre Saint-Etienne et l’aéroport Saint-Exupéry, si nous voulons vraiment que toute la Région Rhône-Alpes soit considérée comme un territoire économique sérieux  au niveau européen.

 

       La 2ème question porte sur le manque d’intérêt que la Région Rhône-Alpes porte à  l’industrie et à la recherche.
Mme Grossetête convient que les politiques, qui ont le devoir de prendre en compte les problèmes de toutes les forces vives de ce territoire, ne sont pas toujours à l’écoute des scientifiques, et de leurs difficultés. On assiste aujourd’hui à un début de prise de conscience de leur part. Toutes les mesures qui sont prises pour la sauvegarde de l’écologie, notamment, sont là pour en témoigner.

Avec la nouvelle décentralisation qui s’est réalisée depuis 2004, les Conseils Régionaux ont maintenant des pouvoirs étendus qui sont déterminants pour le développement et le rayonnement d’un territoire.

 

La réunion s’est achevée à 21 heures 30 par le rappel que les élections régionales vont être difficiles. La  chance de l’emporter doit être jouée à fond.  Il est essentiel que tout le monde s’engage dans ce sens. C’est la seule voie de succès possible.

 

                                 35 personnes se sont retrouvées autour de Françoise Grossetête pour partager un  repas qui a clos la soirée tard, aux alentours de minuit.

    Tout le monde s’est promis de se retrouver à la prochaine soirée-débat.

 

 

 

                Gilbert Hachon

 

                       

 

 

                           

                                      

                                           18 juin 2009 : 4 ème réunion du CHÊNE 42, à Saint-Etienne  

 

 

 

   La réunion a débuté à 19h 30 devant une assemblée de 28 personnes. Le thème est à propos de la culture, de la communication et du marketing. La soirée est animée par monsieur Olivier BARBE, ex-directeur de la communication de l’Opéra-Théâtre de Saint-Etienne

 

   I ) Le début de son exposé nous livre les chiffres  concernant  La Culture en Europe et en France.

  Ainsi apprend-on que 3 millions d’Européens travaillent dans le domaine de La Culture. C’est donc une partie importante de l’économie européenne.

  En France, La Culture est tout aussi présente : elle est 2,6% à 3% du PIB national, 460000 personnes travaillent pour elle. Quand on sait que l’agriculture emploie 451 000 personnes, on réalise alors  l’importance  de La Culture dans notre société.

 

 

   II ) Il faut savoir également que La Culture en France est bénéficiaire, surtout en ce qui concerne les exportations de films, de livres par exemple. Son  budget s’élève à 2 700 Millions d’euros. C’est un peu moins de 1% du budget de l’Etat.

   Les grandes villes françaises (+ de 100 000 habitants) y consacrent 4 500 Millions d’euros ; ce qui est considérable si l’on compare à d’autres pays.

   Les départements sont tout aussi généreux avec 1 300 Millions d’euros. Les régions, elles sont un peu en retrait avec 850 Millions d’euros.

 

 

   III ) La Culture occupe une place très importante également dans les foyers. Ainsi, les ménages français lui consacrent –ils , en moyenne, 6% de leur budget annuel. C’est plus que pour l’habillement et les télécommunications.

     La France ne pouvait évidemment pas échapper à sa vocation culturelle ; ne serait-ce qu’en raison de son patrimoine et de son passé historique sans égal. La conséquence la plus visible est le nombre considérable de touristes qui viennent en France chaque année. Elle est la première destination touristique au monde. Il faut savoir que 60 à 65% de ces devises entrantes sont redistribuées sous forme de salaires.

     On peut affirmer que La Culture est rentable. En effet, pour 1 euro investi, le retour est de 1,17 euros. D’ailleurs, en Europe, elle est en train de dépasser le secteur automobile en terme économique.

 

 

   IV ) C’est André Malraux qui donne un véritable essor à La Culture, en créant dès 1958, sous la Présidence du Général de Gaulle, Le Ministère des Affaires Culturelles. On assiste, dès lors, à l’apparition de nouveaux équipements culturels : cinémas, théâtres, salles de spectacles, maison de jeunes, etc…Et surtout, le mode de financement public que nous connaissons aujourd’hui, est consolidé. C’est une façon d’ouvrir La Culture à tous.

      Mais La Culture coûte très cher, et de plus en plus cher. D’où un dilemme est apparu au fil des années :

 - soit l’Etat maintient son financement,

 - soit il se désengage peu à peu, imité par d’autres partenaires (département, région…)

   

    La fameuse loi de monsieur BAUMOL qui se divise en deux secteurs, nous fait comprendre le problème :

       

-          Le secteur progressif : il se caractérise par l’innovation, des investissements lourds, des salaires élevés. On y classerait plutôt les entreprises, par exemple.

 

-          Le secteur archaïque : il se distingue par un fort contingent humain, peu d’innovations, des investissements quasi inexistants, des petits salaires et pas de gains de production. De toute évidence, ce secteur est celui de La Culture. Un orchestre aura toujours besoin du même nombre de musiciens suivant le choix de l’œuvre.

 

-           

   V ) Le marketing, concept américain par excellence, avec comme pionnier « FORD » et « COCA-COLA », est aussi utilisé. Un spectacle culturel doit être vendu de la même façon que tout autre produit.

 

     Qu’est-ce que le marketing ? C’est l’art de présenter un produit, de le vendre au juste prix, d’optimiser sa distribution et surtout de bien  communiquer à son sujet.

      La définition la plus simple du marketing : analyser les besoins et pour les satisfaire, créer et inventer des moyens.

       Au XIX ème siècle, les affiches de Toulouse-Lautrec vantant les cabarets parisiens, étaient déjà du marketing. Ce sont les années 60 qui inaugurent réellement le marketing moderne.

 

 

    VI ) Mais La Culture reste surtout une affaire de goût. On sait très bien que tout se joue pendant son jeune âge. Il faut avoir été sensibilisé très tôt à La Culture. On découvre  rarement  les domaines culturels, âgé. C’est pourquoi rendre gratuit certains musées ou offrir des places de spectacles « low-cost » n’amènent pas forcément plus de spectateurs. Les chiffres suivants sont éloquents et illustrent parfaitement ce propos :

     Cette année :

-          5% des Français iront à l’opéra

-          26% des Français iront à un concert

-          17% des Français iront au théâtre

-          39% des Français iront à une exposition.

       Les jeunes sont peut-être les plus concernés. Les moins de 25 ans passent plus de temps devant internet que devant la télévision

 

 

      En conclusion, il faut avoir à l’esprit que La Culture coûtera de plus en plus cher à la collectivité. Le mécénat reste la solution de financement la plus séduisante, mais le tissu économique et industriel français s’y prête mal, avec sa majorité de PME-PMI. Aux Etats-Unis, à l’inverse, le mécénat est rendu plus facile avec des géants industriels ou financiers qui y consacrent beaucoup d’argent.

 

     L’autre solution, bien acceptée par l’opinion publique, serait de taxer les entreprises de télécommunications et les fournisseurs d’accès à internet. De toute façon, un choix devra être fait rapidement car nous approchons inexorablement du point de rupture.

 

 

       La réunion s’est achevée à 21h 30. 17 personnes ont continué la discussion, de manière très conviviale,  autour d’un repas qui s’est achevé très tard et qui a clos cette première année du CHENE 42.  Nous vous donnons rendez-vous après les vacances en octobre. 

                              A tous BONNES VACANCES !

 

 

           Gilbert Hachon.  

  

 

   

 

 

 

 

27 mars 2009 : 3ème réunion du CHÊNE 42, à Saint-Etienne

 

La réunion débute à 19h 20. Monique Broué, chargée de mission départementale, a accueilli les 30 participants.

Le thème de ce soir est « L’économie ».

La réunion est animée par Monsieur OUVRIER-BUFFET, Directeur Régional du Crédit Agricole Loire, Haute-Loire.

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     La crise que nous connaissons a pour origine celle dite des « subprimes » aux Etats-Unis dont les prémices sont apparues dès la fin de 2007.

    Le mécanisme est assez simple à comprendre. Le crédit est la principale façon de fonctionner des Américains. En effet, ceux-ci, contrairement aux Français, épargnent peu. On a donc ouvert des crédits à des personnes très défavorisées, et qui plus est, à des taux variables (95% des prêts américains). Avec l’envolée de ces derniers les difficultés de remboursement sont vite arrivées. Les banques, ne pouvant pas recouvrer leurs créances, ont vu leur situation se dégrader elles aussi.

    De plus, les conditions pour emprunter en Amérique sont moins strictes qu’en France. Effectivement, l’emprunteur américain est interrogé sur la valeur du bien, et non sur sa capacité à rembourser.

   Un grand nombre de personnes se sont vues dépossédées de leur maison. Cela a provoqué un grave déséquilibre du marché immobilier, puisque l’on s’est retrouvé alors avec plus de biens à vendre que d’acheteurs potentiels.

   Pour en revenir aux difficultés des banques, l’exemple le plus parlant est Lehman Brothers. Il s’agit là d’une véritable faillite dans tous les sens du terme. En effet, il semblerait que l’Etat fédéral l’ait lâchée un peu trop vite. S’il avait consenti à l’aider, on peut supposer que l’onde de choc eût été moins violente, et cela même en Europe. L’exemple français du Crédit Lyonnais est là pour en témoigner. Evidemment, on peut rétorquer que tout cela a coûté très cher au contribuable. Mais quelles auraient été les conséquences pour les clients, et plus largement pour l’économie si l’on n’avait pas agi ? Il ne faut pas oublier le rôle prépondérant des banques dans le système économique d’un pays. Cela rejoint le débat : fallait-il renflouer les banques ? La réponse est évidemment oui. Certaines n’avaient plus de fonds propres. Et une banque, dans ce cas, ne peut plus fonctionner. Elle est vouée à la faillite. L’Etat a ainsi aidé Dexia sans autre alternative possible, puisque Dexia finance nos collectivités locales à hauteur de 45 %. Par ailleurs, il faut bien avoir à l’esprit que ces aides sont en réalités des prêts consentis par l’Etat. Et bonne nouvelle, les intérêts financeront des mesures sociales très attendues.

   Toutes ces mesures ont été mises en place pour relancer la machine. Une banque doit prêter, mais aussi comme toute entreprise, investir, innover et dégager des bénéfices. Elle doit aussi respecter un rapport de 8,5 % entre fonds propres et crédits réalisés.

   En plus de cette crise financière, nous subissons une crise immobilière. La principale cause est le prix beaucoup trop élevé du m2. En dix ans, il a augmenté de 140 % alors que les salaires ont progressé de 40 %. La crise financière n’est donc pas responsable de cet état de fait.

   Autre crise : l’automobile. Elle est due sans aucun doute à un changement de mode de consommation. De plus, les aides ont plutôt favorisé les petits véhicules. Les voitures moyennes et haut de gamme se vendent moins bien. La production s’en trouve affectée. Par ailleurs, l’Europe est en surcapacité de production.

  Pour conclure, on peut dire que nous sortirons des trois crises en les  traitant les unes après les autres. Notre tort est de croire qu’elles sont liées. Ce n’est pas le cas du tout. L’après-crise induira forcément un changement profond de gouvernance et de comportement. Il faudra aussi sûrement plus de rigueur de la part des Etats. Ceux-ci se montreront plus regardants par rapport à leur système économique. D’un mal peut naître un bien. Les Etats-Unis retiendront la leçon, eux qui possédaient les cinq plus grandes banques du monde, en ont vu disparaître deux. Les trois autres appartiennent désormais majoritairement à des capitaux étrangers.

 

       Les invités ont posé de nombreuses questions, souvent sur des termes et leurs réalités concrètes comme « la titrisation », ou sur les liaisons entre les différents secteurs touchés par la crise, ou sur le bien-fondé des actions gouvernementales et enfin sur le devenir de notre vie de citoyens dans un monde économique bouleversé.

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        La réunion s’est achevée à 21 heures 30, après une ovation à monsieur OUVRIER-BUFFET qui est parvenu à rendre, passionnant et surtout « limpide », un sujet particulièrement obscur. Parmi l’assistance, 17 personnes ont continué les échanges au cours d’un repas convivial.

Gilbert Hachon.

   

 

 

15 janvier 2009 : 2ème réunion du CHENE 42, à Saint-Etienne

La réunion a débuté à 19 h 30. Monique Broué, chargée de mission départementale, a accueilli les 28 participants.

Le thème de ce soir est « la médecine ». Réunion animée par le Professeur Patrice QUENEAU doyen honoraire à la faculté de médecine de Saint-Etienne.
Nous notons avec plaisir la présence de Monsieur le Sénateur de la Loire
Bernard FOURNIER.

Le Président de l’UMP Loire, Monsieur Dino CINIERI, s’était excusé de ne pouvoir assister à cette réunion.
En préambule, Mr Queneau insiste sur le fait que la médecine a beaucoup évolué ces dernières années, ce qui est évidemment une bonne chose.

« La médecine, contrairement aux mathématiques n’est pas une science exacte. Ce qui l’est moins, c’est son éloignement du malade ».
Il déplore, en effet, la perte de l’essentiel à ses yeux : l’écoute du malade.


I – Des études américaines récentes, ont démontré cette tendance. Un malade exposant son mal à son médecin est, en moyenne, interrompu par celui-ci au bout de 17 secondes. Une autre étude montre que le patient s’arrête de parler, toujours en moyenne, au bout de 1 minute et 46 secondes.
Ce laps de temps est le début de l’explication de son mal ou de la raison de sa visite.

Que faut-il en conclure ?

Peut-être que la malade ne ressent pas d’écoute attentive et que son discours lui semble inutile.
Une autre statistique va dans ce sens : en effet, 80 % des personnes
«seulement» ont dit la raison de leur visite à un médecin.
Bon nombre de praticiens considèrent la médecine comme un ensemble de protocoles. C’est selon le professeur Queneau une grave erreur. Elle devrait être plutôt l’alliance de science et d’humanisme.
La première qualité de médecin est donc l’écoute du malade, de sa souffrance. Le symptôme est à cet égard le fil rouge dans l’analyse du praticien pour cerner sa douleur. Le patient doit être écouté et cru. L’idée de Mr Queneau, c’est que le médecin apprend tout au long de sa vie sur la douleur. En résumé, l’essentiel réside dans ces trois mots : écouter, croire et soulager. Croire étant le plus important.

II – La médecine est aujourd’hui souvent confrontée à l’appareil judiciaire. Surtout depuis la « loi KOUCHNER » qui protège le patient par rapport aux imprudences commises par le thérapeute (mauvais suivi, posologie inadaptée, etc…) C’est là que l’aspect relationnel médecin-malade prend toute son importance.

La grande difficulté, c’est aussi d’adapter la décision. Le médecin doit, après avoir exposé son diagnostic, donné le bon remède ou les soins adéquats.
Mais jusqu’à quel point assume-t-il le risque pour lui, mais surtout pour l’autre ?


On a vu, par exemple, des conséquences graves après administration d’anti-inflammatoires, là où du paracétamol aurait suffi.

III – Le manque d’écoute a des suites fâcheuses également au niveau économique. Nous assistons aujourd’hui à une véritable gabegie. La Sécurité Sociale doit rembourser, actuellement, des soins et des examens tout à fait injustifiés. Le Professeur pense que l’on devrait mieux rembourser une consultation que bien d’autres actes inutiles. Il en va du bon usage de la médecine. Avec les mêmes moyens, on doit faire beaucoup mieux. Le citoyen doit être un acteur essentiel. C’est lui qui doit « réclamer » cette médecine plus économe des deniers publics mais surtout plus efficace.
Après cet exposé très intéressant, nous venons aux questions :

1ère question : la médecine ne devrait-elle pas être plus philosophique pour être plus proche de l’homme ?

Réponse du Professeur : OUI, c’est évident. La formation des étudiants est trop basée sur la science. Il existe un certain élitisme tout à fait regrettable. La fin du cycle devrait être sanctionnée par un examen de compétences. Cela permettrait de mieux cerner la personnalité de l’étudiant et son potentiel.

2ème question : la durée de consultation est variable selon le médecin : cela peut aller de 5 minutes à une ½ heure.

Est-ce normal ?

Réponse du Professeur : NON, bien sûr. Là encore, c’est une erreur. Le médecin qui reçoit son malade ne peut être suffisamment à l’écoute et donner par conséquent les bonnes prescriptions.
A l’inverse, une bonne écoute et une consultation de qualité sera bénéfique pour le patient (meilleur diagnostic) et pour la Sécurité Sociale (économies dues à des soins et examens appropriés).

3ème question : le trou de la Sécurité Sociale est très inquiétant. Pourquoi le carnet de santé a-t-il disparu ?

Réponse du Professeur : la société a fait de nous des consommateurs de soins. Beaucoup de personnes vont chez le médecin comme elles vont au supermarché.

4ème question : la chimiothérapie est-elle indispensable ?

Réponse du Professeur : personne ne peut le dire. Pourtant elle fait partie des soins. Toutes les statistiques ne peuvent répondre à une situation individuelle.

En conclusion, Mr Queneau insiste sur la nécessité de faire une médecine plus clinique, donc plus efficace. Il pense qu’il faut revaloriser l’acte médical et le temps.

Pour lui, tout commence à la scolarité. L’obtention du baccalauréat, par exemple, devrait être conditionnée, entre autres, à la connaissance des gestes qui sauvent.

La réunion s’est achevée à 21 heures 30, et a été suivie d’un repas auquel ont participé une quinzaine de personnes.
Tout le monde s’est donné rendez-vous pour la prochaine réunion qui se tiendra le 27 mars 2009, et aura pour thème « l’Economie ».

Marie Courtine
&
Monique BROUE - Chargée de Mission

 

 

 

 

 

21 octobre 2008 : 1ère réunion du CHENE 42, à Saint-Etienne

La réunion a débuté à 19 h 30.

Monique Broué, chargée de mission départementale, a accueilli les participants et présenté le club de réflexion «Le Chêne 42 ».

Le Chêne, club de réflexion fondé par Michèle ALLIOT-MARIE, s’adresse aux femmes et aux hommes qui croient aux valeurs de la France, comme y a cru le Général De Gaulle.
Le club Le Chêne a pour but de rassembler les femmes et les hommes qui veulent agir pour une République moderne, fondée sur des institutions stables et garantes de la pérennité de l’Etat.
En qualité de membre du club Le Chêne 42, au cours de réunions régulières, chacun pourra s’exprimer, faire émerger de nouvelles idées qui seront immédiatement relayées auprès de Michèle Alliot-Marie.Nous étions une trentaine de personnes, ce qui est de bon augure, pour les prochaines réunions.


Le thème ce soir-là était la sécurité intérieure.Un policier de la Brigade des stupéfiants, Monsieur Rémy RIVOIRARD, était présent comme intervenant spécialiste de la question.
Le choix de la sécurité intérieure comme premier thème semblait évident. En effet, outre le fait que Michèle ALLIOT-MARIE occupe la fonction de Ministre de l’Intérieur, nous savons tous que la sécurité est une préoccupation majeure des Français. Le Gouvernement a obtenu déjà de bons résultats quant à la baisse de la délinquance. Mais il reste encore beaucoup à faire.

La sécurité intérieure constitue depuis 2002 une priorité essentielle de l’action gouvernementale.

Monique BROUE a rappelé que la délinquance a globalement baissé en 2007. Ainsi, la délinquance globale a reculé de 2.5% au 1er trimestre 2007, et de 4.8% au second. La délinquance sur la voie publique a baissé de 5.15% au premier trimestre, et de 9.5% au second.

Donc si globalement on assiste à une baisse, le phénomène le plus inquiétant concerne l’implication de mineurs de plus en plus jeunes dans des faits d’extrême gravité (vols avec violence, affaires de mœurs, etc.…).Nos concitoyens ne comprennent pas que ces individus ne se voient pas infliger des sanctions plus sévères. Il y a également le problème des quartiers « sensibles », où les délinquants sont de plus en plus jeunes.
Leurs souhaits se portent sur l’extension de la vidéo surveillance (élément important de sécurité dans une ville) à d’autres quartiers que le centre-ville.
La comparaison est faite avec la Grande Bretagne où les caméras de surveillance sont beaucoup plus nombreuses et mieux réparties, notamment à Londres.
Les personnes présentes ce soir ont apporté également leur soutien au fichier « Edvige » (même si certains aspects comme l’orientation sexuelle, pour exemple ne leur paraissent pas utiles).
En effet, il existe de nombreux fichiers, mais sans aucune connexion entre eux, d’où des difficultés pour obtenir des informations.

La réflexion a donc porté sur le regroupement des différents fichiers existants en un fichier général.
Le fichier ADN est aussi reconnu comme un formidable outil au service de la recherche de la vérité, même bien des années après la commission des faits. Ce type de fichier est nécessaire.
Enfin, la discussion s’achève sur le problème des stupéfiants.
La drogue représente la première infraction (60% de la population carcérale), et est le problème central de nombreux autres délits (vols, etc,…)

Les gens sont très inquiets de la tournure que cela prend : de plus en plus de consommation même très jeune. Ils sont aussi préoccupés par le manque de moyens de la Justice et surtout de la Police qui fait un travail fantastique chaque jour et qui mérite donc d’être encore plus aidée.

La réunion s’est achevée à 21 heures 15.

La prochaine aura pour thème la santé et se tiendra fin novembre.

Marie Courtine, Gilbert Hachon.

 


 

 

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